Eric ZEMMOUR à la Convention des Reformateurs
04/03/2011 - Passage médiaLe chroniqueur devant les membres UMP du club des Réformateurs venus débattre sur le thème de "l'accumulation au fil des ans de normes"
Le chroniqueur devant les membres UMP du club des Réformateurs venus débattre sur le thème de "l'accumulation au fil des ans de normes"
Plusieurs centaines de personnes sont restées à la porte de la salle Victor-Hugo, derrière l'Assemblée nationale, faute de places. Seules 300 personnes ont pu assister à cette réunion.
Critiquant le "politiquement correct", il a appelé l’UMP à supprimer la Halde, la haute autorité contre les discriminations, tout comme le délit d’incitation à la haine raciale, ou encore les subventions pour les associations anti-racistes qu'il a qualifiées de "groupuscules qui ne devraient pas avoir le droit de porter plainte au pénal, ou à tout le moins, ne pas bénéficier de subsides publiques".
Éric Zemmour a stigmatisé à la fois "les législations liberticides" et "le travail de propagande réalisé par l'extrême gauche". Il a dénoncé "la judiciarisation liberticide du débat démocratique".
Il s'est ensuite tourné vers les élus UMP pour les appeler à "supprimer" notamment les lois mémorielles et "l'action pénale pour les associations anti-racistes". Et d'ajouter sous les applaudissements: "Et pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer leurs subventions, cela ferait du bien au budget de l'Etat".
"Je crois savoir ce qu'est la liberté d'expression", a poursuivi le journaliste, citant Montaigne, Voltaire, et Zola, "mais je ne sais pas ce que sont les limites de la liberté d'expression, où elles se situent, qui les fixe, comment et au nom de quoi on les fixe".
La liberté d'expression "fut une lente conquête historique (...) et il nous faudrait sacrifier ce combat séculaire sur l'autel judiciaire", a-t-il dit. Et d'ajouter : "C'est désormais le code pénal qui régirait les règles de bienséance de la parole publique". "On ne saurait donc plus alors dans une démocratie qui suppose un espace désacralisé où les vérités ne sont pas absolues mais relatives (...) mais dans une théocratie où une parole sacrée s'impose à la société (...) et où la justice est chargée de punir les déviances (...) les dérapages qui sont autant de sacrilèges".
"La République, de Gambetta au général de Gaulle, a très bien vécu sans ces législations liberticides", a affirmé l'éditorialiste en citant notamment la loi Gayssot (1990) et la loi Taubira (2001).
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP venu conclure cette réunion, a stigmatisé "l'overdose de lois, de réglementations", avant de saluer Éric Zemmour "qui fait partie de ces personnalités qui viennent apporter à nos débats un éclairage différent de l'éclairage traditionnel". Il a également confié que le discours d’Eric Zemmour représentait une "contribution utile, intéressante, brillante".
Hervé Novelli a lui déclaré : "J'ai souhaité qu'Éric Zemmour nous donne sa part de vérité sur cette boulimie normative, cette inflation législative dont nous sommes aujourd'hui victimes"
Théophile Gonzalez
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